Les dirigeants du secteur sans but lucratif et de bienfaisance du Canada lancent une initiative visant à établir un régime national transférable de revenu de retraite unique en son genre


31, mai 2018 (Toronto, ON) – En raison d’une baisse constante de la couverture des régimes de retraite à l’extérieur du secteur public, l’établissement d’une retraite sûre pose de plus en plus problème aux travailleurs. Le secteur sans but lucratif et de bienfaisance du Canada joue un rôle de chef de file pour relever le défi de la sécurité de la retraite auquel font face des centaines de milliers d’employés et de travailleurs indépendants oeuvrant avec dévouement dans ce secteur – une démarche qui, à son avis, permettra de renforcer le secteur, de lutter contre les inégalités économiques et de favoriser un travail décent.

Certains des plus éminents dirigeants du secteur sans but lucratif, fondations philanthropiques et spécialistes de la sécurité de la retraite du pays sont le fer de lance d’un nouveau projet visant à créer un régime national transférable de revenu de retraite pour le secteur.  LeRégime de retraite axé sur le bien commun est une première occasion en son genre d’offrir aux travailleurs du secteur sans but lucratif canadien un moyen pratique, économique et efficace d’épargner en prévision de leur retraite, et de fournir aux employeurs de ce secteur un moyen facile d’aider leurs employés à assurer leur sécurité financière à long terme.

 

LE PROBLÈM
  • Environ 50 % des travailleurs du secteur sans but lucratif (plus de 850 000 personnes) n’ont pas accès à un régime de retraite d’entreprise, et beaucoup d’autres sont inscrits à des régimes de faible qualité et à frais élevés.
  • Environ 47 % des travailleurs de ce secteur occupent un emploi à temps partiel ou contractuel, comparativement à 12 à 18 % de l’ensemble de l’économie. Cette population croissante de travailleurs du secteur sans but lucratif n’est souvent pas admissible à un régime de retraite d’entreprise.
  • De nombreux employeurs du secteur sans but lucratif, en particulier les petits et moyens organismes, font face à des obstacles lorsqu’il s’agit d’offrir un régime officiel de retraite : coût, complexité, droits d’adhésion élevés, fardeau administratif, responsabilité financière potentielle, et absence de bonnes options peu coûteuses qui placent les intérêts de leurs travailleurs au premier plan.
  • Les travailleurs à revenu faible ou moyen du secteur font face à des défis uniques en matière de préparation à la retraite, y compris la possibilité que leurs prestations gouvernementales fassent l’objet d’une récupération à raison de 50 % ou plus s’ils épargnent selon une approche traditionnelle.


INITIATIVE EN FAVEUR DU RÉGIME DE RETRAITE AXÉ SUR LE BIEN COMMUN

Pour s’attaquer à ce problème lié à la retraite à l’intention d’une collectivité aussi complexe que celle du secteur sans but lucratif, il faut déployer un vaste effort de collaboration qui combine une connaissance approfondie du secteur et une expertise en sécurité de la retraite. Les responsables de l’initiative en faveur du Régime de retraite axé sur le bien commun sont fiers de disposer de l’appui des dirigeants avant-gardistes suivants:

Comité Directeur

  • Alan Broadbent (Président), président-directeur général (PDG), Avana Capital, et président et fondateur, Maytree
  • Owen Charters, PDG, Repaires jeunesse du Canada
  • Rahima Mamdani, vice-présidente, Capital humain, Centraide du Grand Toronto
  • Elizabeth Mulholland, PDG de Prospérité Canada

Conseil des Champions

  • Colette Murphy (Chair), directrice générale, Fondation Atkinson
  • Alison Brewin, directrice générale, Vantage Point
  • Peter Chapman, directeur général, Shareholder Association for Research and Education (SHARE)
  • Adil Dhalla, directeur général, Centre for Social Innovation
  • Meghan Moore, PDG, Loran Scholars Foundation
  • Lee Rose, PDG, Community Knowledge Exchange
  • Paulette Senior, présidente-directrice générale, Fondation canadienne des femmes
  • Richard Shillington, statisticien et expert en politiques sociales
  • John Stapleton, chercheur en innovation, Fondation Metcalf et directeur, Open Policy Ontario

Fondations Partenaires

  • Fondation Atkinson
  • Hamilton Community Foundation
  • Maytree
  • Fondation Metcalf

La conception et l’exploitation du Régime de retraite axé sur le bien commun seraient assurées en partenariat avec Common Wealth, une entreprise vouée à la sécurité de la retraite qui a créé le premier régime de retraite au Canada pour les travailleurs à revenu faible ou moyen en collaboration avec SEIU Healthcare, et dont l’équipe compte des décennies d’expérience au service de certains des principaux régimes de retraite publics du pays. Le conseiller technique expert du régime est Keith Ambachtsheer, expert en sécurité de la retraite et directeur émérite de l’International Centre for Pension Management de l’Université de Toronto.


MOBILISATION ET CONSULTATION DU SECTEUR

Le site Web commongoodplan.org a été lancé pour sensibiliser le secteur sans but lucratif et mener un vaste processus de consultation auprès de celui-ci.

Afin d’établir le meilleur régime de revenu de retraite possible, un sondage national (disponible en français et en anglais) a été élaboré en collaboration avec Pollara Strategic Insights – l’une des plus grandes entreprises de sondages du Canada – pour mieux comprendre les besoins et les offres en matière de retraite du secteur sans but lucratif et de bienfaisance. Nous demandons aux employeurs, aux travailleurs (y compris les employés à temps partiel et les travailleurs indépendants), aux membres de conseils d’administration et aux autres dirigeants du secteur sans but lucratif de répondre au sondage d’une durée de 5 à 10 minutes à l’adresse commongoodplan.org/survey.

Le processus de mobilisation du secteur aura lieu au cours des six prochains mois, et la décision d’aller de l’avant avec la mise en œuvre sera prise à l’automne 2018. Si l’initiative obtient un appui suffisant de la part d’employeurs et d’associations disposés à offrir le Régime de retraite axé sur le bien commun, celui-ci serait mis à la disposition du secteur dès 2019.
 



UN PAS VERS UNE MEILLEURE RETRAITE

Le Régime de retraite axé sur le bien commun combine les principes des meilleurs régimes de retraite au monde avec une conception plus souple pour tenir compte des besoins de la main-d’œuvre actuelle du secteur sans but lucratif. Le Régime serait géré par un conseil d’administration ayant une obligation fiduciaire et reposerait sur les principes suivants:

  • Accessibilité:  Mis à la disposition des travailleurs indépendants, à temps partiel et à temps plein du secteur sans but lucratif dont les employeurs, les associations ou les syndicats souscrivent au Régime
  • Transférabilité:  Permet aux participants de continuer à participer au régime, même s’ils changent d’emploi ou de statut professionnel, s’ils déménagent ou prennent leur retraite
  • Abordabilité:  Comporte des frais moins élevés et offre des placements structurés, gérés par des professionnels, de manière à assurer le revenu de retraite le plus élevé pour chaque dollar que le participant ou l’employeur verse
  • Souplesse:  Les cotisations des employés seraient souples et les cotisations de l’employeur seraient facultatives
  • Inclusion:  Comme il s’agit d’un régime communautaire, les conjoints et conjoints de fait seraient également admissibles à y participer


Pour de plus amples renseignements ou pour organiser des entrevues, veuillez communiquer avec
Janette Luu, Communications
[email protected]

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